Samarcande – Une merveille d’Histoire en Ouzbékistan

Célèbre carrefour de la Route de la Soie, mais aussi berceaux des civilisations d’Asie Centrale, Samarcande est une ville antique, culturelle et historique. Son nom signifie « lieu de rencontre » ou « lieu de conflit » est annonce toute la complexité de l’histoire de la ville. Un jour arabe, un jour mongol, un jour russe, cette ville possède des quartiers s’inspirant de la culture de chaque « envahisseur ».

            Un voyage en ces terres ouvre les esprits et enseigne une partie de l’Histoire du monde aux plus curieux. Un simple séjour à Samarcande, ville de l’UNESCO ou un circuit incluant les villes de Boukhara et de Tashkent émerveillera les yeux par les splendeurs de l’art islamique.

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Licence Creative Commons – by Rafael Gomez

La ville d’Afrosiab

Agée d’au moins 2750 ans, Afrosiab est l’ancien nom de Samarcande. Elle fut détruite lors de l’invasion de la Mongolie, menée par Gengis Khan au XIIIème siècle de notre ère.
Les ruines de la ville antique d’Afrosiab, fondée au début du VIIème siècle avant JC, est conservée comme réserve archéologique, en étant inscrite inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les recherches menées par les archéologues ont soulignés l’importance culturelle de la ville avec la découverte d’une ancienne citadelle, d’un palais abritant de nombreuses peintures murales, et de nombreux quartiers artisanaux & résidentiels.
Un musée d’archéologie a était créé afin d’exposer les trouvailles mises à jour par les fouilles archéologiques.

Mais c’est à l’époque timouride que Samarcande eut le développement urbain le plus important. En effet, elle fut agrandie et embellie par de nombreux sites, qui eux-mêmes illustrent la beauté de l’architecture et de l’art islamique. Derrière eux, les timourides ont laissé de nombreux sites, qui retranscrivent cette époque de gloire.

Le site Bibi Khanum

Bibi Khanum était l’épouse de Tamerlan, un guerrier Turco-Mongol du XIVème siècle, fondateur de la dynastie Timourides. Il y a deux sites qui portent son nom à Samarcande, tout deux richement ornés de sculptures de marbre, de tuiles vernies, de coupoles et évidemment de minarets, toujours dans des teintes de bleu :

  • La mosquée, qui fut construite dès 1398, est inspirée de l’architecture indienne, d’où la présence de marbre. Elle est immense : 400 coupoles soutenues par 400 colonnes, un portail d’entrée de 18m et le bâtiment principal supporte une coupole, qui faisait que sa taille totale était de 44mètres. Elle a été néanmoins abimé par les fréquents tremblements de terre. Cette mosquée avait pour but de surpasser tout ce qu’il existait à l’époque de beau et de grand : l’objectif a été atteint.
  • Le mausolée, où repose Bibi Khanum. A l’époque il était cinstruit au coté d’une médersa mais, celle-ci a été détruite. Il ne reste donc plus que le mausolée.

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Licence Creative Commons – by Rafael Gomez

La nécropole Shah-in-Zinda

Elle est située proche du site archéologique d’ Afrosiab, donc excentré de la ville de Samarcande actuelle.
Ce site représente un assortiment non négligeable de mausolées, de mosquées et de medersas, construit entre le XIème et XIXème siècle. Le site est orné et  décoré de manière importante, ce qui permet aux visiteurs d’être témoin de la richesse artistique de celui-ci: céramique, émail, briques, dessins floraux, fresques & gravures.
La nécropole Shah-in-Zinda est sacrée depuis le VIIème siècle et a été construite sur la tombe de Koussam Ibn Abbas. Il était le cousin du prophète Muhammed et a joué un rôle essentiel à la diffusion de l’Islam en Asie centrale.
Le site a lui aussi été victime de destruction par l’invasion mongole, mais le tombeau principal a été épargné.

L’observatoire astronomique d’Ulugbek

Il a été daté du début du XVème siècle, construit par le souverain de Samarcande de l’époque, Ulugbek. Il était également savant, spécialisé dans l’astronomie, et a laissé un important héritage scientifique et architectural.
Il publia les Tableaux Astronomiques en collaboration avec Ali Quchtcho et 70 autres scientifiques et astronomes. Ces tables révélaient la position de plus de 1000 étoiles, dont certaines apparaissaient pour la première fois.
Aujourd’hui, à l’observatoire astronomique d’Ulugbek, la partie souterraine d’un sextant (outil de mesure de la hauteur des étoiles par rapport à la Terre) géant, en marbre est encore observable.

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Le Régistan consiste en un ensemble de médersa (école) toutes décorées de céramiques et mosaïques. Il constitue une merveille architecturale surprenante. Sa place était utilisée comme lieu d’exécution des châtiments corporels et des mises à mort publiques.

  • La médersa d’ Ulugbek est l’une des plus vaste d’Asie centrale. Astronome et scientifique possédant son observatoire comme mentionné auparavant, il y aurait enseigner l’astronomie. Des étoiles ont été disposées sur le portail de l’école, rappelant la profession de celui dont elle porte le nom. Elle possède de très longues colonnes, elles aussi ornées de symboles rappelant l’astronomie (1417-1420). Ce n’est pas la seule école qu’il ouvrit, quelques années auparavant il en avait ouvert une autre à Boukhara.
  • La médersa Shir-Dor : elle est unique au monde ne serait-ce que pour posséder une des rares représentations d’art islamique, affichant des d’animaux, sur une mosaïque. Celle –ci se trouve sur la grande porte ou pishtak (1619-1636).
  • La médersa Tillya-Kari, qui est reconnue pour ses magnifiques dorures et sa coupole. Son dôme est donc immense et majestueux surplombant la salle de prières. Elle est de couleur turquoise mais des inscriptions dorées tirées du Coran ornent l’intérieur et l’extérieur de celle-ci (1646-1647).

Cet ensemble fait parti des plus beaux sites de Samarcande, de part sa grandeur et sa somptuosité.

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Le mausolée de Gur Emir

Ce mausolée de 32 mètres fut érigé en 1401 par le petit fils préféré, Muhammed Sultan, de Tamerlan pour que son grand père puisse y reposé, lorsqu’il serait mort. Hélas, le sort en a décidé autrement puisqu’en 1403, Muhammed Sultan est tué. Tamerlan décide alors de construire un autre mausolée, plus grand et plus beau, en mémoire de son petit fils. Le tombeau de Tamerlan, gravé dans de la jade est tout à coté de celui de Muhammed.
Le mausolée de Gur Emir à Samarcande, abrite aujourd’hui toute la dynastie de Tamerlan. L’extérieur du mausolée est orné de mosaïques turquoises, bleues foncé et blanches et son dôme de 12 mètres a l’inscription « Allah est le seul Dieu et Mohammed est son prophète » inscrite en lettres de trois mètres. Une grande porte a été rajoutée sous le règne d’ Ulugbek, ce qui renforce le coté majestueux du site. A l’intérieur, des peintures splendides et épurées ornent les plaques d’onyx qui couvrent les murs.

 Conclusion

Samarcande, aujourd’hui conserve et préserve sa magnificence architecturale et médiévale, tout en imposant et soulignant ses formes artistiques et ses couleurs. Nombreux sont ses sites qui ont contribué au développement et à la prolifération de l’art islamique : le Ragistan, le site de Bibi Khanum… Exceptionnel témoignage du chef d’œuvre islamique, Samarcande est une ville à visiter pour les passionnés d’Histoire et des cultures du monde.

Une réflexion au sujet de « Samarcande – Une merveille d’Histoire en Ouzbékistan »

  1. balu

    visité l’Ouzbékistan en 2009.Toujours amoureuse de ce pays, son histoire prodigieuse , son peuple chaleureux, ses paysages, Tamerlan ,Alexandre, Ouloug….Souvent je !feuillette mes albums pour me remémorer.!! amitiés

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